Quelle Clio 5 ne pas acheter ?

Quelle Clio 5 ne pas acheter ?
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Depuis son lancement en octobre 2019, la cinquième génération de Clio s’est imposée comme le best-seller de Renault, reprenant en 2023 le titre de voiture la plus vendue en France à la Peugeot 208. Pourtant, avec plus de quatre années de recul, nous avons pu identifier plusieurs versions qui posent problème. Tous les exemplaires ne se valent pas, et certains présentent des défauts qui peuvent se transformer en gouffres financiers. Après avoir suivi l’évolution de ce modèle depuis sa commercialisation, nous avons compilé les informations essentielles pour vous aider à éviter les mauvaises surprises. Entre rappels constructeurs, moteurs décevants et finitions trop basiques, voici notre analyse complète des Clio 5 à fuir absolument.

Points clés abordés Éléments de détail
🚫 Motorisations à éviter Proscrire le SCe 65 ch, le diesel Blue dCi 85 et l’hybride E-Tech précoce
⚠️ Finitions problématiques Écarter la finition Evolution trop basique et les versions trop équipées
📅 Période de production critique Éviter les exemplaires produits entre juin et novembre 2019 (rappels direction)
🔧 Défauts récurrents majeurs Surveiller les bugs électroniques, problèmes de batterie et boîte EDC saccadée
✅ Versions recommandées Privilégier le 1.0 TCe 90/100 ch en finition Techno ou Intens

Les motorisations à proscrire pour votre sécurité et votre budget

Le moteur SCe 65 chevaux représente un choix catastrophique, même pour un usage exclusivement urbain. Ce trois cylindres atmosphérique sans turbo peine à mouvoir les 1 200 kg de la Clio 5. Avec un 0 à 100 km/h dépassant les 17 secondes, ce bloc transforme chaque insertion sur voie rapide en moment de stress. Les dépassements deviennent risqués, le suivi du flux de circulation difficile. Le comble : malgré cette faible puissance, la consommation reste élevée et le bruit moteur envahit l’habitacle dès que vous sollicitez un peu les chevaux. Pour plus de 18 000 euros, ce tarif rendait cette version absurde face à une Dacia Sandero TCe 90, plus performante et mieux équipée. Les vibrations au ralenti achèvent de disqualifier cette motorisation qui manque cruellement d’agrément.

Concernant le diesel, le Blue dCi 85 cumule les désagréments. Les problèmes de filtre à particules se multiplient, particulièrement en usage urbain, avec leur lot de voyants d’alerte et de réductions de puissance. Les frais d’entretien du FAP s’accumulent rapidement, sans compter les coûts liés au système AdBlue. Avec la part des diesels neufs tombée sous les 10% en France, la décote à la revente s’accélère. Les réglementations anti-pollution et les zones à faibles émissions dans les grandes agglomérations condamnent progressivement ces versions. Le moteur 1.5 Blue dCi est devenu si rare sur le marché de l’occasion qu’il devient impossible d’évaluer correctement sa fiabilité à long terme. Ce type de motorisation moderne supporte très mal les petits trajets répétés à froid. Ne considérez le diesel que si vous parcourez plus de 20 000 km par an, principalement sur route ou autoroute.

La version hybride E-Tech 145 chevaux, bien que prometteuse sur le papier, souffre de problèmes de jeunesse typiques. La boîte multimodes à crabots a connu des soucis graves en début de carrière : blocages, fuites d’huile de transmission, remplacements nécessaires sous garantie. Les à-coups désagréables, les hésitations et les blocages aléatoires sur un rapport gâchent l’expérience de conduite. Des dysfonctionnements du système hybride surviennent régulièrement : moteur thermique tournant en permanence ou arrêts intempestifs. Renault a déployé des mises à jour successives pour corriger ces comportements erratiques. Un rappel en septembre 2023 a même concerné les exemplaires produits entre avril 2020 et avril 2023 pour reprogrammer quatre calculateurs et éviter la casse d’une rondelle entre le moteur et la boîte. Si vous envisagez cette motorisation, privilégiez absolument un modèle encore sous garantie constructeur et vérifiez que toutes les mises à jour logicielles ont été effectuées. Comme pour la fiabilité du Renault Modus qui mérite attention, l’historique d’entretien devient crucial.

Finitions et périodes de production à écarter

La finition Evolution (anciennement Life) cumule les manques rédhibitoires pour un tarif excessif. Aucune caméra de recul, pas de système de navigation tactile, des projecteurs halogènes au lieu du Full LED, absence d’alerte d’angle mort et de détecteur de fatigue. Les jantes en tôle donnent un aspect discutable à l’ensemble. Les plastiques durs envahissent l’habitacle, notamment sur la planche de bord. Pour seulement 1 500 euros supplémentaires environ, la finition Techno offre un équilibre bien supérieur entre confort, esthétique et technologie embarquée. En 2024, cet équipement minimaliste ne se justifie plus, même sur une citadine.

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À l’opposé du spectre, les finitions haut de gamme Initiale Paris et Esprit Alpine multiplient les capteurs et l’électronique, donc les risques de pannes. Le multimédia peut buguer, le calibrage des aides à la conduite peut se montrer instable, les capteurs de stationnement tombent en panne. La fiabilité des systèmes électroniques Renault n’étant pas irréprochable, certains utilisateurs ont rapporté des problèmes de démarrage ou d’infotainment sur des exemplaires quasi neufs. Plus d’options signifie plus de sources de pannes potentielles, un principe que nous avons maintes fois vérifié dans notre carrière.

Les Clio 5 produites entre juin et novembre 2019 ont fait l’objet d’un rappel officiel en février 2020 pour un défaut de direction assistée. Un problème affichait un message d’alerte au tableau de bord et rendait la direction plus dure à manier. Renault a remplacé gratuitement la colonne de direction sur les modèles fabriqués entre avril et octobre 2019. Avant tout achat d’une Clio 5 de cette période, exigez une preuve écrite que le rappel a été effectué. Privilégiez systématiquement un véhicule produit à partir de 2020, non concerné par cette campagne. Un autre rappel en février 2020 a touché les modèles fabriqués entre juin et août 2019 pour un mauvais verrouillage de la boîte automatique en position P, permettant le passage vers R sans enfoncer la pédale de frein. La multiplication de ces rappels témoigne des problèmes de jeunesse sur les premiers millésimes. Si vous cherchez un modèle sûr dans une autre catégorie, consultez notre guide sur les Peugeot 207 à éviter absolument.

Quelle Clio 5 ne pas acheter ?

Défauts récurrents et points de surveillance

Les bugs électroniques constituent le point noir majeur de la Clio 5. Ils agacent la quasi-totalité des propriétaires, même s’ils immobilisent rarement le véhicule. L’écran multimédia peut devenir lentissime, s’éteindre puis se rallumer des heures plus tard. Le système Easy Link, moins moderne que les derniers systèmes Renault sur base Google, se montre lent et capricieux : écran tactile figé, connexion Bluetooth instable. Les radars de recul deviennent muets sans raison, la caméra de recul fige ou déforme l’image. Les mémorisations de radio disparaissent, le compteur journalier se remet à zéro. Pire encore, des freinages intempestifs et des déclenchements intempestifs de l’alerte anticollision ont été signalés. Les essuie-glaces s’arrêtent, les feux de jour restent allumés après fermeture, la flèche verte du clignotant reste figée au tableau de bord. Ces dysfonctionnements peuvent finir par vider la batterie.

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Justement, les problèmes de batterie affectent de nombreux exemplaires. Une série a été commercialisée avec une batterie d’origine défectueuse qui flanquait dans les premières semaines. Normalement remplacées, ces batteries continuent parfois de poser problème. De nombreux propriétaires doivent régulièrement remplacer leur batterie, sans autre explication que les bugs électroniques qui tirent sur celle-ci en permanence, créant une consommation fantôme. Sur certains modèles, la batterie du système SOS e-call a dû être remplacée prématurément, avec le voyant maintenance allumé en permanence.

La boîte automatique EDC (Efficient Dual Clutch) présente des passages de vitesses saccadés ou retardés, particulièrement à basse vitesse. Les conducteurs se plaignent de passages brusques, de retards de réponse et de vibrations inhabituelles, altérant significativement l’expérience en milieu urbain. Des pannes régulières de la boîte EDC touchent les actionneurs et l’électronique. Pour une citadine censée exceller en ville, ces défaillances posent question. D’autres problèmes concernent la suspension, avec des bruits suspects à l’avant causés par une usure précoce des amortisseurs. Des panneaux de carrosserie mal alignés (coffre, boucliers, portières) et des bruits de mobilier apparaissent de façon aléatoire. La fiabilité pose problème, comme nous l’avons également constaté sur certains modèles d’Audi Q3 à éviter.

Versions recommandées et critères de choix

Le moteur 1.0 TCe 90 ou 100 chevaux ressort comme le plus fiable de la gamme. Ce trois cylindres turbo bien connu offre un excellent compromis entre performance, sobriété et simplicité mécanique. Les automobilistes rapportent peu de pannes même après plusieurs années d’utilisation. Plus facile et moins coûteux à entretenir que les motorisations complexes, il se révèle parfaitement adapté pour un usage mixte. La consommation moyenne tourne autour de 6,5 à 7 litres aux 100 km en usage réel, ce qui reste raisonnable. Sur le marché de l’occasion, une Clio 5 1.0 TCe 90 ou 100 bien entretenue coûte entre 10 500 et 14 000 euros selon le kilométrage et la finition. Privilégiez les exemplaires produits après 2020 avec un carnet d’entretien à jour.

Motorisation Puissance Consommation moyenne Prix occasion Fiabilité
1.0 TCe 90-100 ch 6,5-7 L/100km 10 500-14 000 € Excellente
1.3 TCe 130 ch 7-7,5 L/100km 12 000-16 000 € Très bonne
E-Tech hybride 145 ch 4,5-5,5 L/100km 12 000-15 000 € Moyenne

Le moteur 1.3 TCe 130 chevaux représente une alternative intéressante. Performant, pas trop gourmand, doté d’un excellent agrément de conduite, il ne connaît pas de soucis mécaniques particuliers à ce jour. Associé à la boîte EDC à double embrayage, certes peu sportive mais agréable et douce, il donne satisfaction. En finition RS Line, l’équipement complet et le look sportif s’accordent bien avec ce tempérament dynamique.

Avant tout achat, suivez ces recommandations essentielles :

  • Vérifiez systématiquement l’historique d’entretien complet
  • Demandez la preuve écrite du rappel de direction assistée pour les modèles de 2019
  • Contrôlez les mises à jour du système multimédia, notamment sur les exemplaires avant 2021
  • Exigez un diagnostic électronique complet lors de l’essai
  • Privilégiez les achats en réseau officiel ou concession fiable
  • Méfiez-vous des prix anormalement bas qui cachent souvent des problèmes

Pour les finitions, privilégiez les versions Techno ou Intens qui offrent un équipement riche sans excès technologique. La finition Intens présente un niveau de dotation particulièrement complet, rendant inutile le passage à la finition Initiale Paris, plus onéreuse et plus capricieuse. Les intervalles de révision sont fixés à 30 000 km ou deux ans pour les moteurs essence, avec des moteurs à chaîne sans remplacement prévu. Les pièces d’usure restent abordables, avec une différence pouvant atteindre 30% par rapport à une Volkswagen Polo. La main-d’œuvre demeure raisonnable chez Renault, sauf dans les grandes villes. Choisissez avec discernement en fonction de votre usage réel et de votre budget d’entretien.

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